PATCHWORK – Exposition collective Street-art

 

 

PATCHWORK
Exposition collective Street-art

 

7 AVRIL > 10 JUIN 2018

 

La Manufacture 111 présente PATCHWORK, une exposition collective réunissant des artistes aux inspirations et aux techniques diverses : installation in-situ, collage, peinture sur toile, dessin, travail à la bombe, à la craie ou… au sabre.

Le Pop Graffiti de Jo Di Bona se mêle à l’univers chamanique et ensorcelant de Claire Courdavault, tandis que les puissantes toiles réalisées au sabre à peindre par Antoine Bertrand côtoient les tags du graffeur old school Papa Mesk et le monde onirique de Gilbert Mazout. Une invitation à découvrir les influences et les outils de plus en plus variés qui se multiplient dans le street-art aujourd’hui.

 

ANTOINE BERTRAND
CLAIRE COURDAVAULT
JO DI BONA
GILBERT MAZOUT
PAPA MESK

 


 

Samedi : 12h – 19h
Dimanche : 11h – 18h

Plein tarif : 5€
Tarif réduit* : 3€

* -25 ans, +65 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, personnes en situation de handicap

 


 

ANTOINE BERTRAND

 

Formé en bande-dessinée à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, il acquiert son trait et s’affirme graphiquement dans le dessin animé. Après sa découverte de l’Afrique et de l’Asie, il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Sa curiosité des techniques picturales, notamment japonaises, l’encourage à voyager pour approfondir ses connaissances. Au travers d’outils traditionnels et modernes, il exprime sa fascination pour la nature dans des œuvres où le rapport à l’émotion Humain / Animal se fait instinctivement.

→ Antoine Bertrand présente la collection RAGE qui retrace les étapes d’un long combat personnel entre corps et esprit, travail cathartique duquel émerge un nouvel outil unique, le sabre à peindre. Réalisé afin d’exprimer physiquement la violence ressentie intérieurement dans toute sa brutalité, le sabre épouse le geste et projette l’émotion sans retour possible. Une recherche d’équilibre entre empreinte du mouvement et sentiment brut, au travers d’une série de regards d’animaux sauvages.

 


 

CLAIRE COURDAVAULT

 

Faiseuse d’images, dé-faiseuse d’écheveaux, gestatrice de chimères… Claire Courdavault est une artiste qui met l’image au cœur de sa pratique, quelle qu’en soit sa forme. Son travail est construit sur la juxtaposition de détails, l’enchevêtrement d’histoires et l’appel du sacré. Son dessin crée d’autres mondes fantasmagoriques, un jardin des délices d’un genre nouveau avec pour préoccupation centrale l’image de la Femme. Sans filet, comme une funambule suspendue dans les airs, la conteuse brode de nouvelles légendes….

→ Claire Courdavault part sur les traces de l’ethnologue Clarissa Pinkola Estes et propose de retrouver une part enfouie de l’identité féminine grâce à Etats Sauvages, une installation mêlant sculpture, dessin et peinture. Son intervention est une réflexion sur la dualité Réalité / Imperceptibilité. A travers des portraits de femmes et des œuvres sur des matériaux d’origine naturelle, elle tente de déterrer et d’entrer en résonance avec l’inconscient féminin et son état sauvage, présent en chaque femme et trop souvent délaissé.

 

 

 

 

 


 

JO DI BONA

 

Jo Di Bona a fait ses armes artistiques sur les murs et les trains dès le début des années 90. Fervent adepte du graffiti et de ses codes, il s’en éloigne petit à petit et crée ce qu’il nomme le Pop Graffiti. Savant mélange de collages et de diverses influences du graffiti, le tout profondément imprégné d’une culture pop, le Pop Graffiti donne à Jo Di Bona une réelle liberté de créer. Il rend hommage aux grands personnages de l’Histoire et travaille sur des portraits d’anonymes. En 2014, il remporte le 1er Prix du Graffiti à la Fondation EDF (Paris).

→ Jo Di Bona a profité de l’exposition pour faire une recherche autour de son travail et rendre hommage à son seul outil, l’aérosol, et plus globalement à la culture graffiti. Il présente pour la première fois des études, souvent réservées aux peintres classiques et aux techniques dites « nobles » et traditionnelles. Ses œuvres sont une déclinaison sur le geste et sur le tracé qu’il souhaite vif, incisif et surtout instinctif. La culture Pop est évidemment présente pour se mélanger au graffiti et venir le bousculer.

 


 

GILBERT MAZOUT

 

Gilbert Mazout nourrit ses œuvres de son propre métissage et y diffuse les langages de ses racines africaines, asiatiques et européennes. On y retrouve les aplats de couleurs du Pop art, le langage plastique de la bande dessinée, de la Figuration libre (fresques narratives) et du street-art, ainsi que le culte des ancêtres et le vaudou dahoméen. A coups de pigments purs, solvants, bombes, sprays, markers, scotchs et stickers, il explore les matières et bricole ses propres outils.

→ Dans l’exposition, Gilbert Mazout explore ses mondes intérieurs. Symbolisme, magie et onirisme se mêlent dans des œuvres où l’univers du monde de l’enfance se partage avec la réalité du monde contemporain. L’artiste vous invite dans le « Royaume du Roi Mazout ».

 


 

PAPA MESK

 

Papa Mesk (ou Mesk1) est aussi à l’aise dans les réalisations d’ouvrages monumentaux que précis et rigoureux sur ses toiles, où il expérimente techniques et couleurs dans le plus pur style Urban Basics. Ses toiles se composent à l’instinct par l’accumulation de tags avec une palette de couleurs saturées. Chaque goutte, éclat et coulure fait l’objet d’une attention minutieuse permettant leur parfaite intégration à la composition finale. Fort de ses 30 années d’expérience dans le graffiti originel, il a acquis aujourd’hui une vraie signature qui caractérise son style et revendique, sans équivoque, son authenticité Old School / New School.

→ Papa Mesk présente la continuité de son travail sur ses séries Complex City. Il investit les toiles avec des tags et des graffs comme s’il était dans un terrain vague, afin de jouer sur le contraste entre une rue et une galerie d’exposition. Cette démarche permet de créer une mixité entre les œuvres, tout en conservant une cohérence.